Procréation Médicalement Assistée (PMA) : j’aurais pu l’éviter ?

19 mai 2019
Seringues représentant la procréation médicalement assistée

J’ai longtemps hésité à écrire ce message. Je ne suis pas médecin et j’avais peur d’embarquer des femmes sur un mauvais chemin. Et si 1 seule femme, grâce à ma décision évite la procréation médicalement assistée, j’aurai tout gagné.

Alors je me lance !

Mon cycle était tréééééés long (entre 200 et 250 jours) mon record étant à 360 jours (vous bien lu « : 1 an entre deux règles). A l’époque je trouvais ça pas trop mal de ne pas avoir souvent mes règles. Et j’en ai parlé à tous les gynécologues que j’ai vu de mes 25 à mes 35 ans, ça n’avait pas l’air des les alerter.

J’ai eu plusieurs fois la proposition de prendre la pilule pour (camoufler) réguler le problème mais rien de plus.

Quand j’ai voulu avoir un enfant j’ai consulté un gynécologue qui m’a fait une batterie d’examens. Le verdict est tombé : syndrome des ovaires micro polykystiques ( SOPK ).

La sentence est définitive : « vous allez galérer pour avoir un enfant ». 

J’ai tenté pas mal de choses « alternatives » pour motiver mon cycle (chiropratique, shiatsu, médecine traditionnelle chinoise, etc.), j’ai réussi à arriver à 100 jours mais ensuite ça ne descendait plus.

Et puis j’ai dit ok pour la procréation médicalement assistée ( PMA ). 💉

Des mois et des mois de piqûres, d’échographies endo-vaginales, de prises de sang… Et la FIV qui fonctionne enfin. 


Je suis enceinte ! 👏👏👏

Mais j’ai fait une hyper-stimulation grave, j’ai faillit y passer quelques jours après la FIV donc pas question de recommencer pour un second parcours de procréation médicalement assistée.

Après le retour de couche (les règles qui reviennent après l’accouchement) je repars sur un rythme de 100 jours (autant dire que mes chances d’ovuler sont quasi-nulles).

 

Mais je ne sais toujours pas ce que j’ai

Je fais des recherches sur le cycle et je découvre l’ouvrage de Lara Briden, Period repair . Elle y aborde les très fréquentes erreurs de diagnostic en matière de SPOK.

Je suis pile dans les cas cités.

Ok je n’ai pas ça mais qu’est ce qui cloche ?

Ma thyroïde est en pleine forme, mon IMC est dans la norme, je n’abuse pas du sport…

Une hypothèse jamais évoquée : l’intolérance au gluten

Dans son livre Lara pose cette hypothèse pour les cas comme moi.

C’est bien la première fois que j’entends ça !

Je décide de faire comme l’autrice le propose : arrêter le gluten pendant 6 mois.

Dès le premier cycle la durée de mon cycle passe de 100 jours à 45 jours, puis 40, 39, 37, 35, 34 et ça se stabilise à 34 avec des signes d’ovulation à chaque fois.

Maintenant je ne peux plus faire d’écart en matière de gluten car j’ai immanquablement des douleurs atroces et mon ventre qui gonfle façon 5 mois de grossesse.

J’ai un régime strict et un cycle normal.

Attention j’ai suivi cette hypothèse après avoir tout vérifié, je pense d’ailleurs que c’est la dernière chose à faire. Mais si je l’avais su j’aurais sans doute pu éviter la FIV.

Ce n’est pas une mode quand le cycle se régule aussi « facilement ». C’est un fait : mon corps inflammé par un aliment que je ne supportait pas, n’était pas en capacité de tourner normalement.

Quand le cycle dysfonctionne ce n’est pas seulement la fonction reproductive qui est en panne. Il y a aussi des risques de dépression, de maladies cardiovasculaires, d’ostéoporose, etc.

Ce n’est pas anodin… et pourtant j’ai trouvé sur mon parcours une prise en charge nulle, c’était un non-problème (tant que je ne voulais pas d’enfant).

Si tu te reconnais, prends peut-être le temps de livre de Lara (l’anglais est très simple à comprendre) avant de te lancer dans une éviction. Il faut savoir que ce régime est très contraignant, je ne le recommande pas en l’absence d’intolérance.

Si tu connais une femme qui galère de ce côté-là, n’hésite pas à lui transmettre l’info pour qu’au moins elle connaisse cette piste.

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