Ma vie après mon burnout

17 mars 2019

Tout s’arrête, le diagnostic tombe :

Syndrome d’épuisement professionnel aussi appelé burnout ce mot « à la mode ».

Je n’aurais pas dit ça clouée au fond de mon lit à pleurer comme une gosse, je n’aurais pas non plus parlé de « mode » quand au volant de ma voiture je me suis dit « si je tourne là tout s’arrête ».

Ce fut un cataclysme dans ma vie, un tsunami qui a dézingué tout sur son passage… j’ai pensé que jamais je ne pourrais me relever…

Pourquoi moi ?

Je ne pensais pas vivre ça, pas moi la femme forte qui faisait une « belle carrière », pas moi la nana joyeuse qui souriait tout le temps.

Et puis j’ai remonté la pente, pas à pas, bien entourée de ma famille mais aussi d’une dream-team de praticiens, j’ai peu à peu sorti la tête de l’eau.

Quand après 5 mois j’ai repris le chemin du travail, rien n’était terminé. Certes j’avais repris des forces, certes je me sentais « en forme » mais… Je savais… que chaque rechute de burnout est pire que la précédente.

Comment cela pouvait être pire ? Je ne m’imaginais pas survivre à pire

Alors j’ai fait attention. Attention de ne surtout pas tenter le diable… Pour qu’il ne revienne pas faire un tour par chez moi, je savais tellement la douleur de ses flammes. Quand je me passionnais un peu trop pour un dossier, une voix me disais « ah non, tu ne vas pas recommencer ! ». Quand je restais un peu plus tard pour boucler un projet, la voix revenait. Si je réalisais que je n’avais pas fait de pause de toute la matinée, je prenais peur…

Je me suis peu à peu interdit d’aller trop vite, trop passionnément dans mon travail. Moi qui adorais aller vite, l’émulation intellectuelle, les défis, j’ai refait ma vie post-burnout dans un tunnel. Oh pas volontairement, juste parce que j’avais tellement peur que ça recommence, juste pour me préserver.

La vie comme ça était plus fade près ce burnout

Elle avait moins de saveur, mais c’était le prix à payer pour ne pas vivre cette rechute pire que la précédente.

Quand j’ai découvert le cycle menstruel, j’ai voulu expérimenter la période de prise d’élan, cette phase où je me sens rapide et pleine d’énergie. Et j’ai de nouveau entendu cette voix qui m’assénait de ne pas aller trop vite sous peine de… mais je lui ai répondu spontanément : « ne t’inquiète pas, je me reposerai quand je serai posée sur ma planche ». Je n’imaginais pas comme cette réponse allait changer ma vie, j’ai explosé en ¼ de seconde le tunnel qui m’entravait depuis que j’avais repris le travail. La peur s’est envolée.

Je pouvais aller vite, haut, passionnément sans risquer de retomber

A une condition : le faire en accord avec mon corps. Au lieu de lui dire « c’est moi (le mental) qui décide », je lui ai dit « ok cette folle aventure qu’est la vie, nous la faisons ensemble et mon cycle menstruel sera ma boussole pour reprendre une vie écologique, une vie dans laquelle je peux foncer et me ressourcer ».

Mon cycle est mon assurance anti-rechute. J’aimerais que toutes les femmes qui ont vécu cela puissent savoir que le tunnel n’est pas une fatalité. C’est juste une protection qu’on peut lever si un autre système nous protège, et pour celles qui vivent un cycle menstruel, il peut être une belle alternative pour renouer avec la vie sans limite.

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